Importations: Principalement des poissons entiers congelés, d'Afrique de l'Ouest, d'Europe et d'Asie, notamment les petits pélagiques et les thons

Exportations: Principalement du thon transformé vers l'Europe

PORT: Abidjan est le plus grand port de manutention du thon en Afrique


Ministère Ministère des Ressources Animales et Halieutiques
Ministre M. Kobenan Kouassi Adjoumani
Directeur Dr.ShepHelguile
Responsable du SCS Bina Fofana
Drapeau du pays
Longueur du littoral (km) 515
Superficie de la ZEE (km2)   174.545
Contribution du poisson aux protéines animales consommées 38,7%
Personnes employées 97.102
Contribution de la pêche au PIB    0,43%
Chalutiers de fond     29
Chalutiers à crevettes     -
Canneurs     1
Thoniers senneurs     49
Senneurs à la sardine   21
Palangriers 2

INFORMATIONS GÉNÉRALES RELATIVES AUX PÊCHES EN COTE D’IVOIRE

Le secteur de la pêche en Côte d’Ivoire est à la fois importateur et exportateur. Le secteur produit 30% du poisson consommé localement (la consommation est estimée à 275.000 tonnes (t) soit 16,2 kg/habitant/an). Le secteur de la pêche maritime débarque annuellement environ 63.000 (t), tandis que les pêches lagunaire et continentale en produisent environ 30.000 (t). Le déficit d’environ 182.000 (t) est importé.

Les importations et les exportations du secteur de la pêche deviennent encore plus compliquées du fait qu’il existe trois usines de transformation qui produisent annuellement 121.000 (t) de thon en conserve pour l’exportation.

Le secteur de la pêche représente environ 3,2% du PIB agricole, sa contribution au PIB total est de 0,8% et génère 66 milliards de francs CFA par an.

La Côte d’Ivoire dispose d’un littoral de 550 km, d’un plateau continental de 11.000 km2, de trois lagunes (Ebrié, Aby et Tadjo) couvrant 1.500 km , de quatre grands lacs artificiels (Ayamé, Kossou, Buyo et Taabo) qui totalisent 1 700 km2 y compris les cours d’eau. 

SSTRUCTURE DU SECTEUR DE LA PÊCHETRUCTURE OF THE FISHERIES SECTOR

La flotte de pêche 

La flotte de pêche en Côte d’Ivoire comprend:

• Chalutiers: en 1997, la Côte d’Ivoire comptait 20 chalutiers. Ce nombre est relativement stable (17 en 2001) et comprend 6 chalutiers étrangers (35%);  

• Navires de pêche à la sardine: 22 en 1997, ce nombre a été ramené à 13 en 2001; 

•Les navires crevettiers, dont le nombre est passé de 4 en 1997 à 8 en 1999. Toutefois, aucun n’était opérationnel en 2001;   

• Thoniers appartenant à des intérêts étrangers (24 senneurs, 5 français et 19 espagnols);

• La flotte artisanale, constituée principalement de pirogues opérant sur les lacs, les lagunes et en mer. La flotte artisanale opérant en mer est motorisée.

Pêche artisanale

Pêche artisanale maritime

Les pêcheurs pratiquent la pêche artisanale en mer au filet maillant et à la ligne sur des pirogues motorisées. Les sennes de plage sont également utilisées. Les bonnes saisons de pêche vont de décembre à février et de juillet à septembre.

Pêche artisanale lagunaire

La pêche lagunaire en Côte d’Ivoire est considérée comme une forme de pêche maritime car elle est couverte par le Service d’Appui à la Pêche Artisanale Maritime et Lagunaire.

Pêche artisanale continentale

La Côte d’Ivoire compte quatre principaux lacs artificiels créés pour la production d’énergie hydroélectrique, qui constituent les principaux lieux de concentration des activités de pêche artisanale continentale. Ce sont les lacs Kossou (800 km²), Buyo (600 km²), Ayamé (160 km²) et Taabo (70 km²). Les principales espèces capturées par la pêche continentale sont: Oreochromisniloticus, Chrysichthysspp, Heterotisniloticus, Heterobranchusspp, Labéocoubie, Alestesspp et Hemichromisfasciatus.

Pêche industrielle

La pêche maritime industrielle est importante pour le marché local. Une vingtaine de chalutiers nationaux exploitent les ressources halieutiques du plateau continental et débarquent leurs prises à Abidjan. Les navires étrangers ne débarquent pas leurs captures à Abidjan.

Pêche thonière

Le Centre de recherche océanographique (CRO) se consacre à la recherche sur les ressources halieutiques en haute mer, en particulier le thon et l’espadon. Il convient de noter que les décisions de gestion concernant ces stocks sont prises à l’ICCAT, mais la Côte d’Ivoire contribue à la gestion de ces ressources en transmettant les résultats de l’observatoire du thon au Port de pêche d’Abidjan. L’Observatoire du thon collecte les statistiques sur les quantités de thons, par espèce, débarquées pour alimenter les conserveries. Les thons refusés par les usines de traitement arrivent sur les marchés locaux et ne sont pas surveillés. Un programme de collecte des statistiques pour ce groupe «Faux poisson» a été lancé en 2006 pour mieux connaître l’ordre de grandeur de cette catégorie de poisson.

La pêche thonière est également pratiquée par les pêcheurs artisanaux qui débarquent les prises des filets maillants.

Pêche industrielle

La pêche maritime industrielle est importante pour le marché local. Une vingtaine de chalutiers nationaux exploitent les ressources halieutiques du plateau continental et débarquent leurs prises à Abidjan. Les navires étrangers ne débarquent pas leurs captures à Abidjan.

Pêche thonière

Le Centre de recherche océanographique (CRO) se consacre à la recherche sur les ressources halieutiques en haute mer, en particulier le thon et l’espadon. Il convient de noter que les décisions de gestion concernant ces stocks sont prises à l’ICCAT, mais la Côte d’Ivoire contribue à la gestion de ces ressources en transmettant les résultats de l’observatoire du thon au Port de pêche d’Abidjan. L’Observatoire du thon collecte les statistiques sur les quantités de thons, par espèce, débarquées pour alimenter les conserveries. Les thons refusés par les usines de traitement arrivent sur les marchés locaux et ne sont pas surveillés. Un programme de collecte des statistiques pour ce groupe «Faux poisson» a été lancé en 2006 pour mieux connaître l’ordre de grandeur de cette catégorie de poisson.

La pêche thonière est également pratiquée par les pêcheurs artisanaux qui débarquent les prises des filets maillants.

Ressources maritimes  

Ressources pélagiques

La plupart des pêcheurs artisanaux ciblent les petits pélagiques, à savoir les sardinelles, les brochets (barracudas), les carangues (Caranxspp), les Brachydeuterusauritus. Les pélagiques également ciblés sont les marlins, les poissons-voiliers et les maquereaux espagnols.

Il convient de noter que le plateau continental ivoirien est relativement étroit, ce qui explique le potentiel de pêche relativement faible de la Côte d’Ivoire, qui ne dépasse guère 10.000 tonnes de biomasse. La pêcherie de sardines est basée à Abidjan, leurs captures sont composées de petits pélagiques (Sardinelles, Maquereaux, Pelons, Anchois), qui sont des ressources partagées avec le Ghana et dans une moindre mesure avec le Togo et le Bénin. La sardinelle ronde (Sardinellaaurita) qui a connu un effondrement en 1974, est redevenue, depuis 1984, l’espèce dominante dans les captures

Ressources démersales  

Il s’agit des ressources en poissons, crustacés et céphalopodes. Le premier groupe est le plus important; les représentants du second sont également exploités mais principalement exportés. Les céphalopodes font partie des captures accessoires et ne sont pas vraiment ciblés.

Poissons

Les poissons sont subdivisés en espèces qui se trouvent sur les fonds chalutables (poissons plats, Pseudotolithusspp, Galeoides) et celles qui vivent sur les fonds rocheux (Lutjanus, Sparus, mérous, etc).

Crevettes

Dans les régions des embouchures se trouvent des fonds à crevettes, qui sont particulièrement ciblées par les navires étrangers. Pour éviter toute confusion, il convient de noter que le nom «langouste» est utilisé pour la catégorie commerciale des crevettes de l’espèce Penaeus. Pour plus d’informations, visitez : WWW.FAO.ORG