Togo:40 % des poissons vendus proviennent de pêches illégales

Illustration : Togo - poissons sur glace
Dans une interview accordée à Télérama, Paul Watson, fondateur et capitaine de bateau de la fondation Sea Shepherd, a annoncé sa colère face à la sur-exploitation des ressources maritimes. Bruno Parmentier, consultant sur les questions d’agriculture et d’alimentation chez France Info, a lui aussi livré ses inquiétudes quant aux pratiques internationales de pêche. Dans le magazine Télérama, le capitaine en chef de Sea Shepherd a révélé à quel point les quotas et réglementations internationales en matière de pêche ne sont pas respectées. La raison à cela est toute trouvée : il est extrêmement rare de rencontrer des autorités en charge de la réglementation de la pêche à plus de 800 km des côtes.

Au sein des eaux internationales, seuls 1 % des 2 millions de navires marins sont des chalutiers industriels, comment alors contrôler les 99 % restants. Bruno Parmentier, quant à lui, affirme haut et fort dans une interview accordée à Atlantico, que les États-Unis ne respectent en aucun cas les quotas imposés en matière de pêche et d’importation de poissons, et qu’il en est de même pour une immense partie des pays : ces derniers profiteraient des pays moins développés économiquement, pour pêcher en grand nombre auprès de leurs côtes. Ces petits pays n’auraient d’autre choix que de fermer les yeux sur ces pratiques de pêche invasives et violentes, n’ayant pas l’armement suffisant pour défendre leurs ressources naturelles, lit-on dans mer-ocean.com.

Les pêcheurs du Togo s’érigent contre les déchets plastiques

Face aux déchets plastiques toujours plus nombreux qui polluent les eaux togolaises, un marin a convaincu des pêcheurs de lutter avec lui contre ce fléau écologique. Au Togo, la prolifération des déchets plastiques déversés dans l’océan Atlantique inquiète les habitants. « Ce n’est pas bon pour l’être humain d’être dans la saleté, mais on n’a pas le choix. L’État voit que c’est sale, tout le monde le voit, mais personne ne dit rien », déplore une habitante de Lomé, la capitale du pays. Voulant lutter contre cette pollution, un marin, Modeste Awokou, a convaincu des pêcheurs de nettoyer avec lui et bénévolement, les bassins du plus grand port de pêche de Lomé. « On ne peut pas travailler dans un milieu qui n’est pas sain.

Le comportement des pêcheurs pose problème, car ils déversent tous leurs déchets dans l’eau », explique-t-il. Cette brigade verte a alerté la direction du port de Lomé sur la situation sanitaire et a également sollicité des matériaux de nettoyage, mais en vain. Pour l’heure, les villages de pêcheurs situés le long du littoral devront encore subir la dérive des déchets et le déversement des huiles usagées des moteurs de navires en provenance du port de pêche, relaye france24.com.

Les pêcheurs de Kituku (RDC) dotés de matériels et intrants de pêche

Le Forum des Jeunes pour le développement durable (YOUTHFIM) a remis, samedi 3 août, un important lot de matériels et intrants de pêche à la pêcherie moderne de Kituku à Goma (Nord-kivu).La coordinatrice de cette organisation, Mme Heri Lubambo Douce, affirme que ce don vise à d’une part à renforcer la sécurité des pêcheurs et à freiner la pêche illicite sur le lac Kivu.Ce lot comprend notamment :
  • Un hors-bord pour la patrouille sur le lac
  • Un générateur de 0,4 mégawatts de puissance
  • Des filets
  • Au moins 10 kits de radios Talkie-walkie de marque Motorola.
« Notre objectif est d’améliorer les conditions de vie des pêcheurs du Nord-Kivu. Nous avons amené le hors-bord, il y a un générateur, il y a aussi les filets, parce que nous avons constaté qu’il y a un problème : la production a diminué à cause des plusieurs défis liés à l’amélioration de la production.

Les pêcheurs s’adonnent aux activités alternatives pour augmenter leurs revenus », a expliqué Mme Heri Lubambo. La remise de ce don a été précédée par une formation de trois jours sur la règlementation de la pêche qu’a organisée YOUTHFIM, la semaine dernière, en faveur des délégués des six associations des pêcheurs de Kituku, renseigne rwanda.shafaqna.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

Source: https://www.vivafrik.com/2019/08/06/40-des-poissons-vendus-proviennent-de-peches-illegales-a32596.html

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